Avoir mal partout au repos peut être particulièrement déconcertant. Lorsque vous ne faites aucun effort, que vous êtes allongé sur votre lit ou tranquillement assis sur votre canapé, vous pourriez vous attendre à ce que votre corps se calme. Pourtant, chez certaines personnes, c’est précisément à ce moment-là que les douleurs deviennent plus présentes.
Vous pouvez ressentir des douleurs musculaires, des courbatures, une sensation de brûlure, des tensions, des douleurs articulaires ou une impression diffuse que tout le corps est douloureux au repos. Et lorsque cette situation se répète jour après jour, une question finit naturellement par revenir : « Pourquoi ai-je mal partout alors que je ne fais rien ? »
Cette situation peut être encore plus inquiétante lorsque les examens médicaux ne montrent aucune anomalie évidente. Vous pouvez alors avoir l’impression que votre douleur n’est pas comprise, voire vous demander si quelque chose a été manqué.
Pourtant, le fait d’avoir mal au repos ne signifie pas nécessairement que votre corps est en train de se détériorer. La douleur est un phénomène complexe qui ne dépend pas uniquement d’une blessure ou d’une inflammation. Le système nerveux, le sommeil, la fatigue, le stress, le niveau d’activité et certains mécanismes de douleur chronique peuvent tous influencer la manière dont votre corps ressent et interprète les sensations.
Dans cet article, nous allons voir les principales causes possibles des douleurs généralisées au repos, pourquoi certaines douleurs deviennent plus perceptibles lorsque vous êtes immobile, quel rôle peut jouer le système nerveux et surtout quoi faire lorsque vous avez mal partout sans effort apparent.
Pourquoi peut-on avoir mal partout sans bouger ?
La première chose à comprendre est que la douleur n’est pas simplement un indicateur direct de dommages dans les tissus.
Lorsque vous vous blessez, certains récepteurs détectent des signaux associés à une menace potentielle pour les tissus. Ces informations sont ensuite transmises au système nerveux, qui les traite et participe à la production de l’expérience douloureuse.
Mais ce système n’est pas un simple câble électrique.
Le cerveau et la moelle épinière peuvent modifier l’intensité des signaux douloureux. Ils peuvent les amplifier ou, au contraire, les atténuer.
C’est pourquoi deux personnes présentant une blessure comparable peuvent ressentir des niveaux de douleur très différents.
Et cela explique également pourquoi une douleur peut continuer à être présente lorsque vous êtes au repos.
Dans certaines douleurs chroniques, le système nerveux peut rester particulièrement sensible alors même que la cause initiale a diminué ou que les tissus ont eu le temps de cicatriser.
Pourquoi la douleur peut-elle sembler plus forte au repos ?
Il existe une autre particularité importante : lorsque vous êtes occupé, votre attention est dirigée vers votre environnement.
Vous marchez, vous travaillez, vous discutez, vous conduisez ou vous réalisez différentes tâches.
Lorsque vous vous allongez enfin, les distractions diminuent.
Vous remarquez davantage les sensations provenant de votre corps.
Une tension musculaire légère peut devenir beaucoup plus perceptible. Une douleur qui était présente mais secondaire peut soudainement sembler occuper toute votre attention.
Cela ne signifie pas que vous inventez la douleur.
L’attention portée à une sensation peut réellement modifier la manière dont celle-ci est perçue.
Ce phénomène est particulièrement important dans les douleurs chroniques, car la surveillance permanente du corps peut parfois renforcer la vigilance du système nerveux.
Le repos peut-il réellement provoquer des douleurs musculaires ?
Le repos en lui-même n’est généralement pas une cause unique de douleur généralisée, mais l’immobilité prolongée peut contribuer à certaines sensations désagréables.
Lorsque vous restez longtemps dans la même position, certains muscles travaillent de manière statique tandis que d’autres sont peu sollicités.
Vous pouvez alors ressentir :
- des tensions musculaires ;
- une sensation de raideur ;
- des courbatures ;
- une lourdeur dans les jambes ;
- des douleurs dans le dos ou le cou ;
- une sensation de corps « rouillé » lorsque vous recommencez à bouger.
Ces sensations sont particulièrement fréquentes lorsque le niveau d’activité quotidien a fortement diminué.
Mais lorsqu’une personne a mal partout même allongée ou assise, il faut aller plus loin que la simple explication de la mauvaise posture.
La fibromyalgie peut-elle expliquer des douleurs partout au repos ?
La fibromyalgie est l’une des conditions à envisager lorsqu’une personne présente une douleur généralisée persistante.
Les douleurs peuvent concerner différentes parties du corps et être présentes même lorsque la personne ne fait aucun effort.
La fibromyalgie peut également s’accompagner de fatigue, de sommeil non réparateur, de difficultés cognitives et d’une sensibilité accrue à différents stimuli.
Une caractéristique particulièrement déroutante est que les examens courants peuvent ne pas montrer de lésion permettant d’expliquer l’intensité des symptômes.
La personne peut donc avoir véritablement mal alors que les radiographies, IRM ou analyses effectuées ne révèlent pas d’anomalie majeure.
Des examens normaux ne signifient pas que la douleur n’existe pas.
Dans la fibromyalgie, plusieurs mécanismes peuvent intervenir, notamment une modification du traitement des signaux douloureux par le système nerveux.
Le système nerveux peut-il provoquer des douleurs au repos ?
Oui, et c’est probablement l’un des concepts les plus importants à comprendre lorsque l’on souffre de douleurs chroniques généralisées.
Le système nerveux est constamment en train d’analyser ce qui se passe dans votre organisme.
Il reçoit des informations provenant des muscles, des articulations, de la peau et des organes.
Il doit ensuite déterminer quelle importance accorder à ces informations.
Dans certaines situations de douleur chronique, le système de traitement de la douleur peut devenir excessivement vigilant.
On parle notamment de sensibilisation du système nerveux.
Imaginez un détecteur de fumée.
Son rôle est extrêmement utile lorsqu’un incendie se déclare.
Mais s’il devient trop sensible, il peut se déclencher pour une petite quantité de vapeur ou même pour une variation minime de température.
Le système de protection fonctionne toujours, mais son seuil de déclenchement a changé.
Dans certaines douleurs chroniques, une partie du problème peut ressembler à cela.
Le système de douleur peut continuer à produire une alerte alors qu’il n’existe plus de danger proportionnel à l’intensité du signal.
Qu’est-ce que la sensibilisation centrale ?
La sensibilisation centrale désigne des modifications de la réactivité du système nerveux central qui peuvent contribuer à une hypersensibilité à la douleur.
Une personne concernée peut présenter une sensibilité accrue à différentes stimulations.
Des sensations normalement peu douloureuses peuvent devenir désagréables.
Un toucher léger peut parfois être mal toléré.
Un effort modéré peut déclencher une réaction disproportionnée.
La douleur peut également s’étendre à plusieurs régions du corps.
Cette notion est particulièrement pertinente dans certaines douleurs chroniques généralisées.
Elle permet de comprendre comment une personne peut avoir mal partout sans qu’une lésion soit présente dans chaque zone douloureuse.
La douleur nociplastique peut-elle expliquer une douleur au repos ?
La douleur nociplastique est également importante à connaître.
Elle correspond à une douleur associée à une altération de la nociception, lorsque la douleur ne peut pas être expliquée entièrement par une lésion tissulaire ou une atteinte nerveuse identifiable.
Elle peut notamment apparaître dans certains syndromes de douleur chronique.
Dans ce contexte, le système nerveux participe activement à la production et au maintien de la douleur.
La douleur peut alors être présente :
- pendant l’activité ;
- après l’activité ;
- lorsque vous êtes assis ;
- lorsque vous êtes allongé ;
- pendant la nuit ;
- au réveil.
La présence d’une douleur au repos ne prouve donc pas automatiquement qu’un tissu est constamment endommagé.
Elle doit être interprétée dans l’ensemble du tableau clinique.
Pourquoi les douleurs peuvent-elles être plus fortes le soir ?
De nombreuses personnes remarquent que leurs douleurs augmentent lorsqu’elles se mettent au calme le soir.
Plusieurs facteurs peuvent intervenir.
Vous avez accumulé de la fatigue pendant toute la journée.
Votre corps a été sollicité.
Votre niveau de stress peut également commencer à redescendre.
Et surtout, les distractions diminuent.
Vous vous retrouvez seul avec vos sensations.
Le cerveau peut alors consacrer davantage d’attention à la douleur.
Chez certaines personnes, cela peut donner l’impression que la douleur apparaît soudainement alors qu’elle était déjà présente à un niveau inférieur.
Le soir peut donc devenir un moment particulièrement difficile pour les personnes souffrant de douleurs chroniques.
Pourquoi ai-je mal partout lorsque je suis allongé dans mon lit ?
Cette situation peut avoir plusieurs explications.
La position adoptée pendant plusieurs heures peut provoquer des tensions dans certaines régions.
Mais elle peut également rendre les sensations corporelles beaucoup plus présentes.
Lorsque vous êtes allongé dans le silence, votre attention se tourne naturellement vers votre corps.
Si votre système nerveux est déjà hypersensible, cette période de calme peut rendre les sensations plus difficiles à ignorer.
Une autre possibilité est que la douleur soit associée à une condition chronique qui ne dépend pas directement du mouvement.
Dans ce cas, le repos ne supprime pas nécessairement la douleur parce que le mécanisme qui la maintient n’est plus uniquement mécanique.
Pourquoi ai-je mal partout au réveil ?
Les douleurs généralisées au réveil sont relativement fréquentes dans plusieurs situations.
Une mauvaise qualité de sommeil peut augmenter la sensibilité douloureuse.
Une immobilité prolongée peut également provoquer une sensation de raideur.
Certaines maladies inflammatoires peuvent provoquer une raideur matinale importante.
Dans certaines douleurs chroniques généralisées, le réveil peut également être accompagné d’une impression de ne pas avoir récupéré malgré plusieurs heures de sommeil.
Il est donc utile d’observer plusieurs éléments :
- la durée de la raideur matinale ;
- la qualité du sommeil ;
- la présence de gonflements articulaires ;
- l’évolution après quelques mouvements ;
- le niveau de fatigue au réveil.
Ces informations peuvent aider votre médecin à mieux comprendre votre situation.
Le stress peut-il expliquer pourquoi j’ai mal même sans bouger ?
Le stress chronique peut influencer la douleur de plusieurs manières.
Lorsque vous êtes stressé, votre organisme entre dans un état de vigilance accrue.
Votre tension musculaire peut augmenter.
Votre sommeil peut être perturbé.
Votre attention peut devenir davantage centrée sur les menaces potentielles.
Et la douleur peut devenir plus difficile à ignorer.
Chez une personne qui souffre déjà, cela peut créer une boucle :
stress → vigilance accrue → tension et sommeil perturbé → sensibilité plus importante → douleur → inquiétude → davantage de vigilance.
Cette boucle ne signifie pas que la douleur est psychologique.
Elle signifie simplement que le cerveau et le corps fonctionnent ensemble et que les états émotionnels peuvent modifier les mécanismes biologiques impliqués dans la douleur.
Pourquoi la fatigue peut-elle amplifier les douleurs au repos ?
Lorsque vous êtes épuisé, votre capacité à tolérer l’inconfort peut diminuer.
Une sensation qui aurait été facilement ignorée après une bonne nuit peut devenir très présente après plusieurs nuits difficiles.
La fatigue peut également modifier votre niveau d’activité.
Vous bougez moins.
Vous passez davantage de temps assis ou allongé.
Vous perdez progressivement de la condition physique.
Vous pouvez alors ressentir davantage de raideur et de douleurs lors des mouvements.
Le problème devient circulaire.
Fatigue, inactivité, sommeil perturbé et douleur peuvent se renforcer mutuellement.
Pourquoi l’immobilité prolongée peut-elle augmenter les douleurs ?
Le corps humain est conçu pour bouger régulièrement.
Rester longtemps dans la même position peut augmenter les tensions dans certaines zones.
Cela peut notamment concerner le cou, les épaules, le bas du dos et les hanches.
Chez une personne qui souffre déjà de douleurs chroniques, l’immobilité peut être encore moins confortable.
Vous pouvez alors ressentir le besoin de changer régulièrement de position.
Le but n’est pas de rester constamment en mouvement, mais d’éviter lorsque cela est possible des périodes excessivement longues dans une position identique.
Quelques mouvements doux et réguliers peuvent parfois être mieux tolérés qu’une longue période d’immobilité suivie d’une activité intense.
Pourquoi avoir mal au repos ne signifie pas forcément avoir une inflammation ?
Il existe une idée très répandue selon laquelle une douleur importante doit nécessairement correspondre à une inflammation importante.
Ce n’est pas toujours le cas.
Une inflammation peut provoquer des douleurs, mais toutes les douleurs chroniques ne sont pas inflammatoires.
Une douleur liée à un problème nerveux ou à certains mécanismes nociplastiques peut être intense sans qu’une inflammation importante soit présente.
C’est l’une des raisons pour lesquelles certaines personnes ont des douleurs sévères alors que leurs marqueurs inflammatoires sont normaux.
Un bilan normal ne signifie donc pas automatiquement « aucune douleur possible ».
Il indique simplement qu’une cause particulière n’a pas été mise en évidence par les examens réalisés.
Et si la douleur venait d’un problème nerveux ?
Les douleurs nerveuses peuvent parfois être présentes au repos.
Elles sont souvent décrites avec des termes comme :
- brûlure ;
- décharge électrique ;
- fourmillements ;
- picotements ;
- engourdissement ;
- sensation de courant ;
- hypersensibilité au toucher.
Une atteinte d’un nerf précis provoque généralement des symptômes suivant une distribution particulière.
Mais certaines atteintes neurologiques plus diffuses peuvent produire des symptômes dans plusieurs régions.
Une évaluation médicale est nécessaire pour déterminer si les symptômes correspondent réellement à une douleur neuropathique.
Pourquoi la douleur peut-elle continuer même lorsque les tissus sont guéris ?
Imaginez que vous vous blessiez au dos.
Pendant plusieurs semaines, votre cerveau apprend que certains mouvements sont associés à la douleur.
Vous devenez prudent.
Vous évitez certaines positions.
Votre système nerveux reste attentif.
Puis les tissus récupèrent.
Mais la douleur peut parfois persister.
Pourquoi ?
Parce que la guérison des tissus et la disparition de la douleur ne suivent pas toujours exactement le même calendrier.
Le système nerveux peut conserver une forme de mémoire de la menace.
Il peut rester plus protecteur qu’auparavant.
Dans certaines situations, cette hypersensibilité peut contribuer à une douleur persistante.
La douleur n’est donc pas toujours un reflet instantané de l’état actuel des tissus.
Est-ce normal d’avoir plus mal lorsqu’on ne pense à rien ?
Ce phénomène peut sembler paradoxal.
Vous êtes enfin détendu et vous pensez ne rien faire.
Et pourtant, vous ressentez davantage votre corps.
Lorsque les distractions diminuent, le cerveau dispose de davantage de ressources pour analyser les sensations internes.
Chez une personne qui surveille régulièrement ses symptômes, cette attention peut devenir très importante.
Vous pouvez alors commencer à scanner votre corps :
« Est-ce que mon épaule me fait mal ? »
« Est-ce que ma jambe est douloureuse ? »
« Est-ce que cette sensation signifie quelque chose ? »
Cette surveillance est parfaitement compréhensible lorsque vous avez peur de votre douleur.
Mais elle peut aussi rendre les sensations plus présentes dans votre conscience.
Apprendre progressivement à ne pas interpréter chaque sensation comme une menace peut, dans certains contextes, être une partie importante du travail sur la douleur chronique.
Que faire si j’ai mal partout au repos ?
La stratégie dépend évidemment de la cause.
Mais plusieurs principes peuvent être utiles lorsque les causes urgentes ou importantes ont été évaluées.
1. Faites le point sur vos symptômes
Notez pendant quelques jours les moments où la douleur est la plus forte.
Observez le sommeil, l’activité physique, le stress et les périodes d’immobilité.
Le but n’est pas de surveiller votre corps en permanence, mais d’identifier des tendances générales.
2. Évitez de rester complètement immobile
Lorsque votre état de santé le permet, quelques mouvements doux et réguliers peuvent être préférables à une immobilité totale.
Changez de position, marchez quelques minutes ou réalisez des mouvements simples adaptés à vos capacités.
3. Reprenez progressivement l’activité
Si vous avez réduit considérablement votre activité à cause de la douleur, une progression graduelle peut contribuer à restaurer vos capacités.
Il est préférable d’éviter le schéma « beaucoup d’activité un jour, puis plusieurs jours de repos ».
4. Travaillez sur votre sommeil
Essayez de maintenir des horaires réguliers et de créer un environnement favorable au sommeil.
Si votre sommeil est très perturbé depuis longtemps, parlez-en à un professionnel de santé.
5. Apprenez à distinguer douleur et danger
Dans certaines douleurs chroniques, une sensation douloureuse ne signifie pas nécessairement qu’une lésion est en train de se produire.
Comprendre cette distinction peut réduire la peur et l’évitement.
6. N’oubliez pas la dimension émotionnelle
La gestion du stress, la relaxation, la respiration ou un accompagnement psychologique peuvent parfois aider à diminuer l’activation excessive associée à la douleur.
Encore une fois, cela ne signifie pas que la douleur est « dans votre tête ».
Faut-il consulter si j’ai mal partout au repos ?
Oui, particulièrement si les douleurs sont nouvelles, persistantes ou inexpliquées.
Un professionnel de santé pourra rechercher les éléments permettant d’orienter le diagnostic.
Il est utile de décrire précisément :
- depuis quand les douleurs ont commencé ;
- si elles sont permanentes ou fluctuantes ;
- les régions concernées ;
- leur type : brûlure, pression, courbature, décharge, raideur ;
- ce qui les augmente ou les diminue ;
- la qualité du sommeil ;
- les autres symptômes présents.
Ces informations peuvent être beaucoup plus utiles qu’une simple phrase comme « j’ai mal partout ».
Quels symptômes associés doivent pousser à consulter rapidement ?
Une douleur généralisée n’est pas nécessairement grave, mais certains signes doivent attirer l’attention.
Une consultation rapide est particulièrement importante en cas de douleur généralisée accompagnée notamment de :
- fièvre persistante ;
- dégradation importante de l’état général ;
- perte de poids inexpliquée ;
- faiblesse musculaire nouvelle ou importante ;
- perte de sensibilité inhabituelle ;
- difficultés nouvelles à marcher ;
- gonflement important de plusieurs articulations ;
- douleur très intense apparue brutalement ;
- troubles nouveaux de la vessie ou des intestins.
Ces symptômes ne signifient pas automatiquement qu’une maladie grave est présente, mais ils justifient une évaluation médicale.
Pourquoi les examens normaux ne doivent-ils pas vous faire douter de votre douleur ?
C’est probablement l’une des choses les plus importantes à retenir.
Si vous avez passé plusieurs examens et que tout semble normal, vous pouvez finir par penser :
« Si les médecins ne trouvent rien, c’est peut-être que je n’ai réellement rien. »
Mais cette conclusion est fausse.
Un examen normal signifie qu’une anomalie recherchée n’a pas été identifiée.
Il ne signifie pas que votre expérience douloureuse est imaginaire.
La médecine dispose de nombreux outils pour observer les structures du corps, mais elle ne possède pas un examen unique permettant de mesurer toute la complexité de la douleur.
Certaines douleurs reposent davantage sur des modifications fonctionnelles du système nerveux que sur une lésion anatomique facilement visible.
Une douleur réelle peut donc exister sans image spectaculaire sur une IRM.
FAQ : pourquoi ai-je mal partout au repos ?
Pourquoi ai-je mal partout lorsque je suis allongé ?
Plusieurs facteurs peuvent intervenir : immobilité prolongée, position, fatigue, mauvaise qualité du sommeil, douleur chronique généralisée ou hypersensibilité du système nerveux. Le fait que la douleur apparaisse au repos ne signifie pas automatiquement qu’une nouvelle lésion est en train de se produire.
Pourquoi mes douleurs sont-elles plus fortes lorsque je me repose ?
Lorsque les distractions diminuent, vous pouvez être davantage conscient de vos sensations corporelles. La fatigue accumulée et la sensibilité accrue du système nerveux peuvent également rendre la douleur plus perceptible le soir ou au repos.
Quelle maladie donne mal partout au repos ?
Plusieurs conditions peuvent provoquer des douleurs généralisées. La fibromyalgie fait notamment partie des causes possibles. Des maladies inflammatoires, neurologiques, métaboliques ou d’autres conditions peuvent également provoquer des douleurs diffuses. Un diagnostic ne peut pas être établi à partir de ce seul symptôme.
Pourquoi ai-je mal partout alors que je ne fais aucun effort ?
La douleur ne dépend pas uniquement de l’effort. Certains mécanismes de douleur chronique peuvent fonctionner indépendamment d’une activité physique immédiate. Le système nerveux peut notamment continuer à produire ou amplifier des signaux douloureux.
La douleur au repos signifie-t-elle que quelque chose est abîmé ?
Pas nécessairement. Une douleur au repos peut avoir de nombreuses causes et ne prouve pas à elle seule l’existence d’une lésion active. La douleur doit être interprétée en fonction de l’ensemble des symptômes et du contexte médical.
La fibromyalgie fait-elle plus mal au repos ?
Chez certaines personnes atteintes de fibromyalgie, les douleurs peuvent être présentes au repos et devenir particulièrement perceptibles le soir ou pendant les périodes d’immobilité. Les symptômes varient toutefois fortement d’une personne à l’autre.
Le stress peut-il provoquer des douleurs partout même au repos ?
Le stress peut amplifier la perception de la douleur, augmenter la tension musculaire, perturber le sommeil et influencer le fonctionnement du système nerveux. Il peut donc contribuer à des douleurs plus importantes, y compris lorsque vous êtes au repos.
Est-ce que bouger peut aider lorsque j’ai mal partout au repos ?
Dans certaines douleurs chroniques, une activité douce et progressive peut aider à réduire la raideur et à restaurer les capacités. Cependant, l’activité doit être adaptée à votre situation médicale et ne convient pas nécessairement à toutes les causes de douleur.
Conclusion : avoir mal partout au repos ne signifie pas que votre corps est forcément en train de se détériorer
Pourquoi ai-je mal partout au repos ? Il n’existe pas une seule réponse.
Une douleur généralisée présente lorsque vous êtes assis ou allongé peut être liée à une maladie inflammatoire, un problème musculaire, une atteinte nerveuse, un trouble du sommeil, certains médicaments ou d’autres causes médicales.
Mais lorsque les examens ne montrent pas d’explication suffisante, il est également important de comprendre les mécanismes de la douleur chronique.
Le système nerveux joue un rôle central dans la manière dont les sensations sont détectées, interprétées et amplifiées.
Dans certaines situations, il peut devenir particulièrement sensible. La douleur peut alors être présente même lorsque vous ne bougez pas, même lorsque les tissus ont eu le temps de récupérer et même lorsque les examens ne montrent aucune lésion importante.
Cette douleur est réelle.
Elle n’est pas annulée par une IRM normale.
Elle n’est pas imaginaire parce qu’elle augmente lorsque vous êtes détendu.
Et elle n’est pas forcément le signe que votre corps continue de subir des dommages.
Comprendre cette distinction peut changer considérablement la façon dont vous interprétez vos symptômes.
Au lieu de considérer chaque douleur comme une preuve de détérioration, vous pouvez progressivement apprendre à rechercher les facteurs qui influencent la sensibilité de votre système de douleur : sommeil, fatigue, stress, activité, immobilité, peur du mouvement et autres éléments propres à votre situation.
Lorsque les causes médicales importantes ont été évaluées, l’objectif n’est donc pas nécessairement de rester complètement immobile jusqu’à ce que la douleur disparaisse.
Dans de nombreuses douleurs chroniques, la récupération passe plutôt par une combinaison de compréhension, de mouvement adapté, de sommeil, de gestion de la sensibilité du système nerveux et d’une prise en charge personnalisée.
La progression peut être lente et irrégulière.
Vous pouvez avoir une bonne journée puis connaître une poussée de douleur.
Une poussée ne signifie pas automatiquement que vous avez créé une nouvelle blessure.
Et le fait d’avoir mal aujourd’hui ne permet pas de prédire avec certitude ce que vous ressentirez dans plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Le repos peut parfois diminuer la charge imposée aux tissus, mais il ne suffit pas toujours à calmer un système de douleur devenu hypersensible.
C’est pourquoi, lorsque vous avez mal partout au repos, la question la plus utile n’est pas toujours seulement : « Qu’est-ce qui est abîmé ? »
Elle peut aussi être :
« Quels mécanismes entretiennent aujourd’hui ma douleur, et que puis-je progressivement modifier pour aider mon système nerveux à retrouver un fonctionnement plus normal ? »
Cette perspective ne remplace évidemment pas un diagnostic médical. Mais lorsqu’elle est pertinente pour votre situation, elle peut ouvrir une autre voie : celle qui consiste non seulement à rechercher ce qui fait mal, mais aussi à comprendre pourquoi le système de douleur continue à produire une alerte alors que vous êtes simplement au repos.
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale, un diagnostic ou un traitement personnalisé. Si vos douleurs sont nouvelles, persistantes, très intenses ou associées à des symptômes inhabituels, consultez un professionnel de santé.
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